Composants – Pièces – Matériaux

Pièces et matériaux

Un rapport émanant de la CGPME estime que 5 à 10% des pièces sur le marché seraient des contrefaçons. Les fausses pièces automobiles mettent en danger votre vie ainsi que celles des autres usagers sur la route. Les services des douanes agissent pour les retirer de la vente. Malgré tout, les ventes sont lucratives et les contrefacteurs continue d’abonder le marché, d’autant que beaucoup d’usagers ne savent pas démêler le vrai du faux produit.

Réalisation d'une soudure sur un micro-circuit

Fabrication bâclée et non-respect des normes

Les fausses pièces automobiles sont largement répandues sur internet. Les particuliers et garagistes peuvent se procurer des pièces à moindres coûts mais ce n’est pas sans mal. Les dysfonctionnements qu’elles engendrent en sont la cause. La probabilité qu’elles se cassent ou se détachent plus facilement qu’une pièce officielle est plus élevée. Gérard Schoen, le sous-directeur des douanes, en charge de la lutte contre la fraude évoquait aussi les garanties en termes de sécurité en cas d’impact. Il déclarait à Europe 1 : « on a vu des contrefaçons par exemple de capot qui ne rétractait pas au choc et qui pouvaient décapiter le conducteur de l’automobile, parce qu’il n’y avait pas ce phénomène de rétraction propre aux pièces détachées automobiles de carrosserie. »

Avant de prendre la décision d’achat, il est nécessaire de prendre des renseignements auprès du revendeur et de demander des garanties quant à l’origine de ces produits, sous peine de se retrouver avec des produits contrefaits.

Composants électriques

Même dans le B2B le risque d’avoir accès à des contrefaçons n’est pas négligeable. Les grossistes font l’objet de sollicitations de la part de contrefacteurs cherchant à leur proposer des produits peu onéreux. En achetant la contrefaçon, le fabricant expose les utilisateurs à des risques.

Normes de fabrication et de sécurité bafouées

Les composants électriques contrefaits représentent un danger d’un point de vue sécuritaire. Le consommateur pense acheter un composant de bonne facture mais une fois installé il peut compromettre la sécurité des lieux. Personne ne vérifie la qualité des produits ni même ne réalise de tests sécuritaires sur un produit censé être un produit de qualité, et rien n’assure que le produit sera sans risque. Les normes sont bafouées et les produits peuvent avoir des conséquences dommageables quant à la sécurité des biens et des personnes.

Ces composants sont, souvent, de mauvaise qualité et peuvent entrainer des risques d’incendies. Les disjoncteurs contrefaits s’enflamment plus facilement en cas de surtension et peuvent même exploser. Au Canada, des disjoncteurs contrefaits ont ainsi provoqués des incendies dans deux hôpitaux. Le risque est, de fait, bien présent, d’autant en 2008, on estimait qu’un disjoncteur sur 10 vendu en France était une contrefaçon.

Des risques matériels et humains

Vendre de l’ancien pour du neuf. Vendre du faux pour du vrai. Voilà ce que certains revendeurs sont prêts à faire pour quelques pourcentages de marges supplémentaires. Les entreprises autant que les individus sont victimes. Une fois que le faussaire vend sa marchandise à un grossiste, tous les maillons de la chaine se retrouvent infectés par ses contrefaçons. Ainsi des produits fabriqués par des marques et achetés dans un cadre légale et contrôlé, peuvent se révéler dangereux. Dans ce cas-là, les dangers sont extrêmes, car les utilisateurs peuvent se blesser. Les risques d’incendies, d’électrocutions ou d’explosions en cas de surchauffe, sont démultipliés.

Sources envoyé spécial de 2008