Clothes

fashion model on podiumLe prêt-à-porter fait partie des secteurs les plus contrefaits. D’après le dernier rapport de la commission européenne, les vêtements représentent, en valeur euros, 11,11% des saisies douanières. L’appétence des consommateurs pour les marques les incite à acheter là où ils sont le moins chers, c’est à dire sur internet. Rien n’assure que les articles de mode soient bien ceux de la marque. Elles se font facilement recopiées, et il est facile d’apposer un logo sur un article ressemblant. La grande majorité des vêtements contrefaits ne sont pas d’égale qualité, d’autant que sur internet, les consommateurs n’ont accès qu’à des photos et quelques lignes descriptives sur l’article en vente.

C’est un marché rentable pour les contrefacteurs qui s’octroient l’identité de la marque et copient de façon plus ou moins grossière les articles de mode. On retrouve facilement ces produits sur internet, à des prix plus faibles.

Des conséquences économiques et sociales

Les pertes sont financières mais aussi humaines. Le secteur voit la part de main d’œuvre diminuer. Au Nigéria, les autorités en place estiment avoir perdu 1 million d’emplois dans le secteur du textile à cause de la contrefaçon. C’est une concurrence déloyale vis-à-vis des usines locales, avec pour conséquences des pertes d’emplois et la fermeture d’usines, alors que ces agents respectent les règles du jeu économique ainsi que le droit de propriété intellectuelle.

Au-delà de cette perte, il déstabilise l’économie du pays. Une perte aussi importante d’emplois engendre des conséquences en termes de ressources financières pour ses habitants et le pouvoir d’achat global en pâtit. Les instances en place, de leur côté, subissent une baisse des échanges commerciaux et du montant des investissements dans le pays. Ce fléau a des conséquences sur tout un maillon économique. Les industriels revoient leur chiffre d’affaire à la baisse puisqu’une partie des consommateurs se détournent des canaux de distribution officiels pour acheter des textiles contrefaits.

L’image de la marque est tout aussi mise à mal. Les produits avec des défauts de fabrication sont repérés, et on associe la mauvaise qualité de ceux-ci à la marque. La marque devient alors double victime de la contrefaçon : une fois pour s’être fait piller en termes de droit de propriété intellectuelle et une nouvelle fois pour être associée à des produits de moindre qualité.